Conférence « société et métiers numériques »

L’Université de la Nouvelle-Calédonie, NC 1ère et l’Observatoire Numérique NC organisaient, mardi 4 mars 2014 de 18h à 20h, une conférence intitulée  « Evolution de la société numérique et révolution des métiers». Une centaine de participants sont venus assister à l’intervention d’Eric Scherer, directeur de la prospective, de la stratégie numérique et des relations internationales du groupe France Télévisions, qui dressait quatre principaux constats.

Notre société devient hyper connectée grâce aux appareils mobiles – smartphone, tablettes et autres phablets – mais aussi aux objets connectés et aux systèmes embarqués dans nos maisons ou nos voitures. Ces mutations profondes qui affectent nos sociétés laissent la place à un pouvoir non plus pyramidale mais davantage décentralisé. Tout individu peut faire valoir son opinion grâce au web. Nous sommes en train de vivre une véritable révolution des données illimitées (big data) et de la personnalisation des contenus. Après la période de l’information puis de l’échange,  de nouveaux algorithmes sont capables de décoder les centres d’intérêt des internautes et faire des prévisions comportementales. La société numérique serait-elle alors vouée à être une société davantage sous surveillance ? Chaque internaute devra être encore plus vigilant sur les traces qu’il laisse sur la toile. De l’appel de bonnes intentions à une véritable « éthique de l’Internet » partagée par tous (Etats, géants du web, usagers), la route semble encore longue…

La révolution technologique en marche a des impacts notables sur l’économie et sur les métiers. Les consommateurs sont de plus en plus en relation directe avec les médias et les commerces. Ils s’organisent pour être acteurs d’une économie collaborative ou pour fabriquer eux-mêmes des objets (do it yourself). Ils préfèrent progressivement avoir accès à des services, disponibles sur internet en streaming, plutôt que de posséder physiquement des biens. La création de valeurs et l’innovation ne sont plus l’apanage des grands groupes mais peuvent émaner directement de personnes ou d’entités, indépendantes, agiles, disposant des compétences numériques clés (maîtrise du code). Suivant le principe de la loi de Moore qui dit que la puissance de calcul des machines double tous les 2 ans, les ordinateurs ne font plus seulement que calculer, désormais ils apprennent. Demain, ils sauront réfléchir et agir.

Comment la Nouvelle-Calédonie, petit pays insulaire du Pacifique, peut-elle se préparer au mieux à vivre l’arrivée du « tsunami numérique »?

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